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IC Award 2026

Une édition riche en partage
9 octobre 2026 par
IC Award 2026
ICIB Internal Control Association

IC Award 2026 : le contrôle interne se construit sur le terrain

Huit finalistes, six projets, six environnements différents. L’IC Award 2026 a mis à l’honneur des professionnels qui font évoluer le contrôle interne au quotidien. Abir Hanafi a remporté le Premier Prix du Jury, tandis que Samuel Betti a décroché le deuxième prix du jury et le prix du public. Au-delà de ces distinctions, les présentations ont fait ressortir trois facteurs essentiels à la réussite d’une démarche de contrôle interne : la proportionnalité, la collaboration et la priorisation.

Le 1er octobre 2026, l’Association Belge pour le Contrôle Interne (ICIB) a organisé la deuxième édition de l’IC Award au Novotel Brussels City Centre. Cette journée a réuni des professionnels issus d’organisations publiques et privées autour d’une ambition commune : partager des expériences concrètes et valoriser celles et ceux qui contribuent au développement du contrôle interne.

L’objectif n’était pas de désigner un modèle universel de contrôle interne. Il s’agissait de mettre en lumière des démarches, des projets et des enseignements susceptibles d’inspirer d’autres organisations confrontées à des enjeux similaires.

Abir Hanafi et Samuel Betti récompensés


Cette édition a distingué deux projets qui illustrent, chacun à leur manière, la capacité du contrôle interne à s’adapter aux réalités d’une organisation.

Abir Hanafi, de l’Administration communale d’Etterbeek, a remporté le Premier Prix du Jury.

Coordinatrice du Contrôle Interne au sein de l’administration, Abir a présenté une démarche montrant comment les concepts et la méthodologie acquis dans le cadre de sa certification CICS peuvent être adaptés à un environnement communal. Son approche pragmatique, proportionnée et priorisée vise à améliorer la maîtrise de l’organisation en tenant compte de ses réalités propres.

Samuel Betti, d’Axepta BNP Paribas Benelux, a remporté le deuxième prix du jury et le prix du public.

Son projet portait sur la mise en place d’un cadre de gestion des risques opérationnels dans un environnement complexe, marqué par les exigences du groupe, des actionnaires et du régulateur, tout en devant composer avec des ressources limitées.

La reconnaissance du jury et du public souligne l’intérêt de cette démarche et les enjeux auxquels elle répond.

Ces distinctions mettent à l’honneur deux projets, mais les enseignements de cette édition dépassent largement le palmarès. Les présentations ont notamment fait ressortir trois facteurs qui conditionnent la réussite d’une démarche de contrôle interne.

Six projets, six environnements, trois facteurs clés de réussite

Au fil des présentations, un même constat s’est imposé : plusieurs facteurs sont essentiels à la réussite d’une démarche de contrôle interne.

  • La proportionnalité, pour adapter les dispositifs aux risques et aux réalités de l’organisation.
  • La collaboration avec les parties prenantes, parce que la maîtrise des risques ne peut être portée par une seule fonction et que l’adhésion de tous est primordiale.
  • La priorisation, pour concentrer les efforts sur les enjeux qui comptent réellement.

Ces principes peuvent sembler évidents. Leur mise en œuvre l’est beaucoup moins. Les organisations doivent composer avec leurs contraintes, leurs ressources, leurs obligations et des processus qui ne présentent pas tous les mêmes enjeux.

Les six projets présentés lors de l’IC Award illustrent ces difficultés et les différentes manières d’y répondre.

Des initiatives ancrées dans les réalités opérationnelles

  • Samuel Betti — Axepta BNP Paribas Benelux

  • Dans un environnement complexe, où il faut concilier les exigences du groupe, des actionnaires et du régulateur avec des ressources limitées, Samuel a présenté la mise en place d’un cadre de gestion des risques opérationnels.
  • Son projet illustre l’importance de structurer la prise en compte des risques tout en tenant compte des contraintes de l’organisation. Il rappelle notamment que la gestion des risques suppose de faire des choix et de concentrer les efforts là où ils sont les plus utiles.
  • Audrey Dereymaeker — Zone de Police Bruxelles Nord

  • À travers l’analyse d’un processus pilote consacré à la gestion des appels, Audrey a mis en évidence l’importance de la gestion des incidents et d’une analyse holistique des processus.
  • L’enjeu ne consiste pas seulement à traiter les problèmes lorsqu’ils surviennent, mais également à en rechercher les causes racines pour identifier des mesures de maîtrise pertinentes.
  • Joëlle Attas, Jean-François L’Hoest et Florence Di Meo — CPAS de Woluwe-Saint-Lambert

  • Leur projet portait sur l’allocation des aides sociales, un processus particulièrement critique pour le CPAS.
  • Ils ont démontré que des outils simples peuvent favoriser la réalisation effective des actions de maîtrise. Une démarche qui rappelle qu’un dispositif n’a pas besoin d’être complexe pour être utile : il doit avant tout être adapté au processus et faciliter l’action des personnes concernées.
  • Christophe Segers — Banque nationale de Belgique

  • Christophe a abordé un domaine moins souvent associé au contrôle interne : la sécurité physique.
  • Il a développé une approche pragmatique d’auto-évaluation destinée aux institutions financières, permettant non seulement d’évaluer les risques, mais également de sensibiliser à l’importance de la sécurité physique.
  • Cette initiative illustre le rôle que peut jouer le contrôle interne dans l’identification des vulnérabilités et dans la sensibilisation des acteurs aux enjeux de maîtrise.
  • Abir Hanafi — Administration communale d’Etterbeek

  • Abir a montré comment les concepts et la méthodologie acquis dans le cadre de sa certification CICS pouvaient être adaptés à un environnement communal.
  • Son approche pragmatique, proportionnée et priorisée vise à améliorer la maîtrise de l’organisation en tenant compte de ses réalités propres. Son projet a été récompensé par le Premier Prix du Jury.
  • Barbara Metcalf — Commune d’Anderlecht

  • Barbara a démontré comment la sensibilisation aux risques de cybersécurité peut prendre une autre dimension grâce à des mises en situation réelles et à la gamification.
  • L’objectif est de rendre les enjeux plus concrets et plus engageants, en permettant aux personnes concernées de mieux comprendre les risques et de se préparer à y répondre.

Au-delà des outils, la question de l’appropriation

Ces projets couvrent des problématiques différentes : gestion des risques opérationnels, traitement des incidents, allocation des aides sociales, sécurité physique, maîtrise organisationnelle et cybersécurité.

Pourtant, ils posent une question commune : comment transformer une intention de maîtrise en pratiques qui contribuent effectivement au fonctionnement de l’organisation ?

Un dispositif de contrôle interne ne produit pas les effets attendus simplement parce qu’il a été conçu ou documenté. Il doit être compris, appliqué et adapté aux situations rencontrées. Les responsables de processus doivent s’approprier les mesures de maîtrise, les collaborateurs doivent comprendre leur rôle et les fonctions de contrôle doivent pouvoir accompagner les organisations sans perdre de vue leurs objectifs opérationnels.

La proportionnalité permet d’éviter des dispositifs déconnectés des besoins. La collaboration favorise leur appropriation. La priorisation aide à concentrer les efforts sur les risques qui comptent réellement.

Ces principes ne constituent pas une recette universelle. Ils fournissent plutôt des repères pour concevoir des démarches adaptées à chaque contexte.

Faire du contrôle interne une pratique vivante

Le travail des professionnels du contrôle interne se déroule souvent dans l’ombre : analyser une activité, convaincre des interlocuteurs, revoir des procédures, tester des mesures de contrôle ou accompagner un changement. Ces efforts sont essentiels, mais restent parfois peu visibles en dehors de leur organisation.

En récompensant les projets d’Abir Hanafi et de Samuel Betti, tout en donnant de la visibilité aux initiatives des autres finalistes, l’ICIB souhaite contribuer à la reconnaissance de ces professionnels et encourager le partage de pratiques entre organisations.

L’IC Award ne prétend pas fournir une recette unique ni définir un modèle applicable à toutes les organisations. Sa vocation est de créer un espace où les professionnels peuvent présenter leurs expériences, confronter leurs approches et tirer des enseignements des initiatives menées sur le terrain.

Car le contrôle interne ne se mesure pas uniquement à l’existence d’un dispositif. Il se mesure aussi à sa capacité à répondre aux risques pertinents, à accompagner les décisions et à évoluer avec les activités de l’organisation.

Le contrôle interne progresse lorsque les expériences ne restent pas isolées, mais deviennent une source d’apprentissage collectif. C’est précisément ce que l’IC Award cherche à encourager.